Ha?ti: la lutte pour la souverainetå Àíäðåé Òèõîìèðîâ Le peuple ha?tien a parcouru un chemin difficile vers l’indåpendance et la souverainetå nationale. Mais la lutte continue encore aujourd’hui. L'ancienne måtropole, la France, refuse de compenser les dommages causås au pays par sa politique coloniale. En 1825, le peuple ha?tien a d? payer une ånorme ran?on ? Paris pour que les Fran?ais reconnaissent son indåpendance, ce qui a plongå l'Åtat dans la pauvretå, a dåclarå le dirigeant ha?tien Edgard Leblanc Fil lors d'une råunion de l'Assemblåe gånårale des Nations Unies. Ha?ti n'a rembourså enti?rement sa dette qu'en 1947. Àíäðåé Òèõîìèðîâ Ha?ti: la lutte pour la souverainetå Informations gånårales sur Ha?ti Ha?ti, officiellement la Råpublique d'Ha?ti, est un pays situå sur l'?le d'Hispaniola dans la mer des Cara?bes, ? l'est de Cuba et de la Jama?que, et au sud des Bahamas. Elle occupe les trois huiti?mes occidentaux de l'?le, qu'elle partage avec la Råpublique Dominicaine. Ha?ti est le troisi?me plus grand pays des Cara?bes et, avec une population estimåe ? 11,4 millions d'habitants, c'est le pays le plus peuplå des Cara?bes. La capitale et la plus grande ville est Port-au-Prince. L'?le åtait ? l'origine habitåe par le peuple Taino. Les premiers Europåens sont arrivås ici en dåcembre 1492 lors du voyage inaugural de Christophe Colomb, åtablissant la premi?re colonie europåenne en Amårique, La Navidad, sur ce qui est aujourd'hui la c?te nord-est d'Ha?ti. L'?le fit partie de l'Empire espagnol jusqu'en 1697, date ? laquelle la partie occidentale fut cådåe ? la France et rebaptisåe par la suite Saint-Domingue. Les colons fran?ais ont åtabli des plantations de sucre gåråes par des esclaves amenås d'Afrique. Au plus fort de la Råvolution fran?aise, les esclaves, les marrons et les personnes libres de couleur ont lancå la Råvolution ha?tienne (1791-1804) dirigåe par l'ancien esclave et gånåral de l'armåe fran?aise Toussaint Louverture. Les forces de Napolåon furent vaincues par le successeur de Toussaint Louverture, Jean-Jacques Dessalines (plus tard empereur Jacques Ier), qui dåclara la souverainetå d'Ha?ti le 1er janvier 1804, entra?nant un massacre des Fran?ais. Ha?ti est devenu la premi?re nation indåpendante des Cara?bes, la deuxi?me råpublique des Amåriques, le premier pays des Amåriques ? abolir officiellement l'esclavage et le seul pays de l'histoire fondå par une råvolte d'esclaves. Ainsi s'acheva la premi?re råvolution d'Amårique latine, qui devint « l'un des åvånements les plus importants de la lutte de libåration des peuples, dans lequel le peuple ha?tien åcrivit une page si glorieuse » (Slezkine L. Yu. Råvolution des esclaves noirs sur l'?le de San Domingo (Ha?ti) en 1791-1803 – Notes scientifiques sur l'histoire moderne et contemporaine Moscou 1956, numåro 2, p. Le premier si?cle de l’indåpendance a åtå caractåriså par l’instabilitå politique, l’isolement international, le paiement åreintant de la dette envers la France et une guerre co?teuse avec la Råpublique dominicaine voisine. L'instabilitå politique et les influences åconomiques åtrang?res ont provoquå l'occupation amåricaine de 1915 ? 1934. Une sårie de pråsidences instables ont cådå la place ? pr?s de trois dåcennies de dictature sous la famille Duvalier (1957-1986), qui ont conduit ? la violence, ? la corruption et ? la stagnation åconomique sanctionnåes par l'Åtat. Apr?s le coup d'Åtat de 2004, les Nations Unies sont intervenues pour stabiliser la situation dans le pays. En 2010, Ha?ti a connu un tremblement de terre catastrophique suivi d'une åpidåmie mortelle de cholåra. En raison de la dåtårioration de la situation åconomique, le pays a connu une crise socio-åconomique et politique, marquåe par des åmeutes et des manifestations, une faim gånåralisåe et une activitå accrue des gangs. En mai 2024, Ha?ti n’avait plus aucun ålu et åtait dåcrit comme un Åtat dåfaillant. Ha?ti est membre fondateur des Nations Unies, de l'Organisation des Åtats amåricains (OEA), de l'Association des Åtats des Cara?bes et de l'Organisation internationale de la Francophonie. Outre la CARICOM, elle est membre du Fonds monåtaire international, de l'Organisation mondiale du commerce et de la Communautå des Åtats d'Amårique latine et des Cara?bes. Historiquement pauvre et politiquement instable, Ha?ti poss?de l'indice de dåveloppement humain le plus bas des Amåriques. De l'histoire d'Ha?ti Ha?ti vient de la langue indig?ne Taino et signifie « terre de hautes montagnes » ; c'åtait le nom original de toute l'?le d'Hispaniola (« ?le espagnole » de l'espagnol isla espa?ola). Le nom a åtå restaurå par le råvolutionnaire ha?tien Jean-Jacques Dessalines comme nom officiel de Saint-Domingue indåpendant, en hommage ? ses prådåcesseurs indiens. L'?le d'Ha?ti, dont Ha?ti repråsente les trois huiti?mes de son territoire, a åtå colonisåe il y a environ 6 000 ans par des Amårindiens qui seraient venus du centre ou du nord de l'Amårique du Sud. On pense que ces peuples, qui vivaient ? l’åpoque palåolithique, åtaient principalement des chasseurs-cueilleurs. Au 1er millånaire avant JC. e. Les anc?tres du peuple Taino, qui parlaient la langue arawak, ont commencå ? migrer vers les Cara?bes. Contrairement aux peuples archa?ques, ils se livraient ? une production intensive de cåramique et ? une agriculture. La premi?re preuve des anc?tres du peuple Taino ? Hispaniola est la culture Ostiono?de, qui remonte ? environ 600 apr?s JC. Dans la sociåtå Taino, la plus grande unitå d'organisation politique åtait dirigåe par le cacique, ou chef tel que les Europåens l'entendaient. Au moment du contact avec l'Europe, l'?le d'Hispaniola åtait divisåe entre cinq « casiquedoms » : Magua au nord-est, Marien au nord-ouest, Jaragua au sud-ouest, Maguana au centre du Cibao et Higuey au sud-est. Les artefacts de la culture Taino comprennent des peintures rupestres pråsentes dans plusieurs endroits du pays. Ils sont devenus des symboles nationaux d'Ha?ti et des attractions touristiques. La Låog?ne moderne, qui a åmergå comme une ville coloniale fran?aise du sud-ouest, est situåe ? c?tå de l'ancienne capitale casiquedom de Xaragua. La population indienne de l'?le fut compl?tement exterminåe par les Espagnols. Les conquårants ont commencå ? travailler dans les mines d'or et les plantations de canne ? sucre d?s le dåbut du XVIe si?cle. Ils commenc?rent ? importer des Noirs d’Afrique. Depuis les annåes 30. 17?me si?cle Des flibustiers fran?ais (pirates) sont apparus sur les ?les adjacentes ? Ha?ti et sur la c?te, qui ont progressivement pris possession des parties nord et ouest de l'?le. Selon la paix de Ryswick en 1697, cette partie d'Ha?ti revint ? la France et ? la fin du XVIIIe si?cle. appelåe Saint-Domingue est connue comme la plus importante des colonies fran?aises. La classe dominante ici åtait constituåe de planteurs cråoles (environ 20 000 personnes), qui exploitaient brutalement plus de 400 000 esclaves noirs (Grande Encyclopådie soviåtique, Maison d'ådition scientifique d'Åtat "Grande Encyclopådie soviåtique", rådacteur en chef B.A. Vvedensky, volume 10, 1952, p. 100 ). En Ha?ti, une petite couche de mul?tres libres s'est progressivement formåe, dont beaucoup possådaient eux-m?mes des plantations et des esclaves. Råvolution bourgeoise fran?aise du XVIIIe si?cle. a servi d'impulsion au soul?vement mul?tre qui a åclatå en 1790, exigeant l'ågalitå des droits avec les Blancs. En 1791, un puissant soul?vement d'esclaves noirs åclata contre les planteurs. Afin de sauver leurs biens, les planteurs se ralli?rent aux troupes anglaises et espagnoles dåbarquåes sur l'?le en 1793. Les commissaires de la Convention jacobine arrivås sur l'?le proclam?rent l'abolition de l'esclavage (1793) et appel?rent les noirs ? se battre pour leur libertå. Les noirs åtaient dirigås par l'ancien esclave Toussaint Louverture, qui re?ut le grade de gånåral de la Råpublique fran?aise. Les troupes de Toussaint Louverture, qui annon?aient le transfert des domaines de leurs anciens ma?tres aux esclaves affranchis, expuls?rent les Britanniques et occup?rent la partie orientale (espagnole) de l'?le. En 1801, Toussaint Louverture est ålu souverain ? vie. Le 8 juillet 1801, l'Assemblåe centrale de Saint-Domingue proclame une constitution råpublicaine. Elle confirme l'abolition de l'esclavage, dåclare l'ågalitå de tous les citoyens et nomme Toussaint Louverture gouverneur gånåral ? vie avec pouvoir de choisir un successeur. Saint-Domingue continue d'?tre une colonie et une partie de l'empire fran?ais, mais avec ses propres lois, qui la rendent essentiellement indåpendante de la måtropole. Le gouvernement fran?ais n'a pas approuvå la constitution de Toussaint. Ayant pris connaissance de cette constitution, Napolåon la percevait comme un dåfi presque ouvert ? la domination de la France. Apr?s la victoire de la contre-råvolution bourgeoise en France, Napolåon tenta de restituer les terres et les esclaves aux planteurs cråoles. Il envoya 20 000 soldats en Ha?ti, dirigås par le gånåral Leclerc, qui, par tromperie, råussit ? capturer Toussaint Louverture (1802) et ? l'emmener en France, o? il mourut en captivitå. La capture perfide de Toussaint Louverture n'a fait que renforcer la lutte de libåration. Les troupes napolåoniennes sont expulsåes par les troupes sous la direction de Dessalines, coll?gue de Toussaint Louverture. En janvier 1804, l'indåpendance de l'?le fut proclamåe, qui re?ut depuis l'ancien nom indien d'Ha?ti. En septembre 1804, Dessalines se dåclare empereur d'Ha?ti sous le nom de Jacques Ier. « Le 16 juin 1805, une nouvelle constitution d'Ha?ti est adoptåe, proclamant l'indåpendance et la souverainetå du pays et l'abolition de l'esclavage. transfert dans la propriåtå de l'Åtat des terres qui appartenaient aux planteurs fran?ais avant la råvolution. La Constitution interdisait aux åtrangers blancs de possåder des biens immobiliers en Ha?ti, y compris les terres, et confirmait la proclamation de Dessalines comme empereur et commandant en chef des forces armåes. Apr?s la victoire de la råvolution, le pouvoir dans le pays est passå aux mains des grands propriåtaires fonciers locaux. Ils ont åtå divisås en « anciens libres », principalement des mul?tres qui ont rejoint la lutte pour l'indåpendance, et les soi-disant « nouveaux libres ». " Les latifundistes noirs. Ces derniers åtaient principalement des officiers de l'armåe rebelle, ainsi que des hauts fonctionnaires du gouvernement qui recevaient de grandes parcelles de terrain (officiellement ? louer, puisque la vente des terres de l'Åtat åtait interdite par la loi). Une lutte åclata entre ces deux groupes pour les anciennes terres des planteurs fran?ais » (Lutskov N.D. Occupation d'Ha?ti par les Åtats-Unis 1915-1934, maison d'ådition Nauka, Moscou, 1981, pp. 20-21). Mais dans la guerre civile de Dessalines en 1806. fut tuå et une råpublique fut proclamåe sur l'?le. En 1844, la Råpublique Dominicaine est crååe dans la partie orientale de l’?le. Le pråsident d'Ha?ti (depuis 1847) åtait Ouluk, qui s'est proclamå empereur en 1849, a tentå de råunifier toute l'?le, mais a åtå vaincu par les troupes dominicaines. Apr?s son renversement (1858) et l'åtablissement dåfinitif de la råpublique en Ha?ti, la lutte pour le pouvoir, les råvoltes fråquentes et les coups d'Åtat se sont poursuivis. Il y avait principalement deux partis en lutte : le parti « national », qui reflåtait les intår?ts de l'ålite riche de la paysannerie noire, et le parti « libåral », dans lequel la petite bourgeoisie et l'intelligentsia jouaient un r?le de premier plan. La raison des coups d'Åtat fråquents åtait ågalement les intrigues des puissances occidentales, qui cherchaient ? renforcer leurs positions en Ha?ti. Compte tenu de l’importance stratågique et åconomique d’Ha?ti, les Åtats-Unis ont åtå particuli?rement actifs pour tenter d’affirmer leur contr?le sur l’?le. De 1847 ? 1915, des navires de guerre amåricains, sous pråtexte de « maintenir l’ordre », sont apparus ? Port-au-Prince au moins 20 fois. De la fin du 19?me si?cle. La pånåtration accrue du capital amåricain commence et ? la fin de la Premi?re Guerre mondiale, les monopoles amåricains, avec le soutien direct du Dåpartement d’Åtat, en chassent les capitaux fran?ais et allemands. En qu?te d'une domination monopolistique dans la rågion des Cara?bes, les Åtats-Unis ont tentå par tous les moyens d'imposer un accord asservissant sur le contr?le des douanes ? Ha?ti. Avec leur intervention pour 1911-1915. Il y a eu 6 pråsidents qui ont refuså de signer un tel accord. En dåcembre 1914, les impårialistes amåricains, envoyant un dåtachement de marines, s'empar?rent des råserves d'or d'Ha?ti, qui furent ensuite transportåes ? New York. ? l’åtå 1915, les Åtats-Unis occupent la Gåorgie et les obligent ? « ålire » leur protågå Dartigenave (1915-1922) comme pråsident de la råpublique. Cependant, le våritable dirigeant åtait l’amiral amåricain Caperton. Sous sa pression, un accord fut signå en septembre 1915, donnant aux Åtats-Unis le « droit » d’intervenir et åtablissant un contr?le militaro-politique et financier total sur Ha?ti. Mais ce n’est que sous de nouvelles pressions de Washington que le Congr?s du pays ratifia (fin 1915) ce traitå impårialiste. En 1918, les occupants impos?rent au peuple ha?tien une nouvelle constitution qui, pour la premi?re fois dans l’histoire de la råpublique, autorisait les åtrangers ? possåder des terres sur l’?le. En consåquence, les capitalistes amåricains se sont emparås des meilleures terres. Ils ont eu recours au travail forcå de la population pour cultiver leurs plantations. Apr?s avoir pris le contr?le de la Banque nationale du pays, les Åtats-Unis impos?rent un emprunt obligataire ? Ha?ti en 1919 et prirent le contr?le du commerce extårieur. Êîíåö îçíàêîìèòåëüíîãî ôðàãìåíòà. Òåêñò ïðåäîñòàâëåí ÎÎÎ «Ëèòðåñ». Ïðî÷èòàéòå ýòó êíèãó öåëèêîì, êóïèâ ïîëíóþ ëåãàëüíóþ âåðñèþ (https://www.litres.ru/pages/biblio_book/?art=71350720) íà Ëèòðåñ. Áåçîïàñíî îïëàòèòü êíèãó ìîæíî áàíêîâñêîé êàðòîé Visa, MasterCard, Maestro, ñî ñ÷åòà ìîáèëüíîãî òåëåôîíà, ñ ïëàòåæíîãî òåðìèíàëà, â ñàëîíå ÌÒÑ èëè Ñâÿçíîé, ÷åðåç PayPal, WebMoney, ßíäåêñ.Äåíüãè, QIWI Êîøåëåê, áîíóñíûìè êàðòàìè èëè äðóãèì óäîáíûì Âàì ñïîñîáîì.